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mardi 11 décembre 2012

Intelligence stratégique : assemblée nationale (1)

[MAJ20121212 : liens supplémentaires]

Information
Dans la salle Colbert se tenait le mardi 11 décembre 2012 une rencontre rare entre l'intelligence économique et l'assemblée nationale, comme l'annonçait son chef d'orchestre, Jean-Jacques Urvoas (Président de la Commission des Lois): un sujet peu discuté en ces lieux, hormis lors de la discussion sur le secret d'affaire cher à Bernard Carayon. Arnaud Montebourg souffrant (de rayures ?), Boris Vallaud (allez, un clou dans la rubrique people pour B. Vallaud) assurait la suppléance, aux côtés de Jean-François Roubaud (Secrétaire général de la CGPME), Bertrand Warusfel (Professeur à l'Université Lille2, avocat au barreau de Paris), Alain Rousset (Député, Président de l’Association des Régions de France), Alain Juillet (Ancien Haut Responsable pour l’Intelligence Économique, HRIE), Jean-Louis Levet (conseiller auprès du Commissaire général à l'investissement), Philippe Clerc (conseiller en charge de la global competitive intelligence à l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie), Claude Revel (Spécialiste d’intelligence stratégique internationale, auteur d'un rapport à paraitre pour Nicole Bricq).

Pour un executive summary, comme ils disent, il reste
  • un public parsemé de célébrités IE, parmi lesquelles, en premier lieu Rémi Pautrat, 
  • une volonté étatique de se réapproprier l'IE comme un outil de compétitivité, et l'idée de le re-territorialiser, pur ne pas laisser orphelines les PME, ETI créatives, dans un partenariat public-privé,
  • l'intelligence économique (IE) comme, non un concept abstrait, mais un état d'esprit doté d'une boîte à outils (Alain Rousset),
  • la volonté d'intégration, dans un pays d’ingénieurs,  des sciences humaines,pour aider à transformer la réindustrialisation en impératif national,
  • la proposition de (re-)créer un haut commisariat à l'intelligence économique et la prospective, avec des industriels, des chercheurs, pour promouvoir un peu plus de long terme,
  • la redécouverte de l'idée de stratégie d'influence nationale (avec une marque France en national branding),
  • la stratégie normative à l'international, et les règles du jeu de concurrence, et la mise en place de petites sphères d'influence,
  • la nécessité de former les ingénieurs, de sensibiliser les chefs d'entreprises avant l'attaque, le choc qui les contraint à s'intéresser à l'IE, et de jouer sur la capillarité,
  • le retour à l'offensif, sans trop succomber à la tentation sécuritaire, l'IE apportant "un supplément d'armes",
  • le retour annoncé, du moins souhaité, de l'état stratège et d'une initiative sur la règlementation juridique afférente,
et quelques verbiages verbeux, comme de bien entendu, et peu de choses en définitif sur la recherche. On en reparlera...

Liens
La tribune : Politique publique d'intelligence économique : y a-t-il un pilote dans l'avion ?
Portail de l'IE : Lancement d'un Haut Commissariat à l'Intelligence économique et à la prospective
Intelligences économiques : Le défi français de l’Intelligence stratégique

Document
Rapport au premier ministre (2012/12/04) : Pour un commisariat général à la stratégie et à la prospective, Yannick Moreau et al.

NDLR : "Haut Commisariat à l'intelligence économique et à la propective", ou "Commisariat général à la stratégie et à la prospective", il ne faudra pas que le débat sémantique, une fois encore dans le monde de l'IE, prenne le pas sur l'action.

samedi 22 octobre 2011

Intelligence économique pour les nuls et les malentendants

Information
Épuisé par trois heures de cours, le train du retour a mis à profit le visionnage et une tentative de retranscrire par écrit un Dessous des cartes sur l'intelligence économique. Pas le meilleur épisode, peu de neuf ("pour les nuls"), mais le voilà écrit ("et les malentendants").

Citation
D'après une citation attribuée à l'américain Michael Eugene Porter, un des gourous du management, on trouve parfois cette définition pragmatique de l'IE. Avis de recherche : si vous avez la citation exacte et les références de Porter, un petit commentaire ? Merci d'avance.
L’intelligence économique consiste à fournir la bonne information, au bon moment, à la bonne personne pour lui permettre de prendre la bonne décision, de bien agir et idéalement de faire évoluer son environnement dans un sens propice.

eMedia
Le dessous des cartes - A quoi sert l'intelligence économique ?  émission diffusée en octobre 2011 sur Arte, et la version Youtube ci-après :








Document
Reproduction du texte, dit par Jean-Christophe Victor, de l'émission : A quoi sert l'intelligence économique ? / Wozu dient "competitive intelligence" ?. Commentaires et ajouts sont indiqués entre [].

Aujourd'hui je vais vous parler d'intelligence économique. Car dans notre environnement mondialisé, les états et les entreprises utilisent cet outil, à la fois pour préserver leur position, mais aussi pour conquérir de nouveaux marchés. Alors, ce concept d'intelligence économique, et pas forcément très précis, est une arme à la fois pour se défendre, pour attaquer, et ce dans un contexte rude, mondial, et hyper concurrentiel.

Regardez ces trois cercles. Il existe trois modes de management de l'information utile : 1) le renseignement économique [Wettbewerbsbeobachtung], 2) la protection du patrimoine, qu'il soit intellectuel, scientifique ou matériel [Schutz des geistigen Eigentums und Sacheigentums]. Et 3) les pratiques d'influence [Einflussnahme], comme le lobbying ou la diplomatie commerciale.

Alors comment est-ce que ca marche exactement ? Commençons par le premier de ces cercles en étudiant les mécanismes du renseignement économique. Le renseignement économique est un ensemble de méthodes et de pratiques qui visent à acquérir les données et les informations. Les sources d'informations formelles et informelles sont donc surveillées en exploitant le web accessible ou restreint, les bases de données, les conversations, et même les rumeurs sur les réseaux sociaux. Et évidemment la presse professionnelle et généraliste, les colloques scientifiques et les salons professionnels. Après les tris nécessaires et les analyses possibles, l'objectif est de transmettre les données pertinentes et les informations stratégiques aux services de l'état et aux entreprises et ce, au bon moment.

Prenons un exemple de système complet de renseignement qui a été mis en place par les États-Unis. A partir de relais satellites, de relais terrestres, et même d'un sous-marin, la NSA, c'est-à-dire la "National Security Agency" qui est l'agence américaine de sécurité intérieure, cette agence s'est équipée d'un réseau d'écoute global dit "réseau Echelon".

Il est le résultat d'une collaboration avec plusieurs alliés, le Royaume Uni, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, auxquels se sont joints ensuite des pays tiers qui ont plus ou moins participé au réseau. Alors ce réseau Échelon a été developpé et utilisé dans un contexte de guerre froide, mais il a continué a fonctionner dans un contexte de guerre économique.


Les capteurs géants, qu'on appelle souvent les grands oreilles, sont dissimulés dans des radômes. Ils couvrent le monde entier grâce à la localisation des états fondateurs du réseau Échelon. Le dispositif est complété par l'écoute des principaux satellites de communication comme Inmarsat et Intelsat et des capteurs sur les câbles sous-marins. Voici l'exemple de cette affaire commerciale très médiatisée en 1995 qui concerne la vente de radars au Brésil et, pour cela, la mise en concurrence de l'américain Raytheon Corporation et le français Thomson CSF [pour "Compagnie Générale de Télégraphie sans fil"]. Ces deux poids lourds de l'aeronautique et de la défense étaient en compétition pour obtenir un marché de 1,3 milliards de dollars destiné à fournir un système de surveillance pour la forêt amazonienne. Alerté par Echelon du versement de dessous de table par Thomson CSF à des responsables brésiliens, le président Bill Clinton serait intervenu directement auprès des autorités brésiliennes et c'est de fait l’américain Raytheon qui finalement a remporté le marché.
Ce lien entre secteur privé, appareil d'état et renseignement n'est évidemment pas le propre des États-Unis. La France possède aussi son propre réseau. Les principales stations d'écoute se trouvent en France métropolitaine comme à Domme en Dordogne, mais aussi dans l'outre-mer comme en Nouvelle-Calédonie, ou à Kourou en Guyane. Le dispositif français [parfois nommé Frenchelon] à l’extérieur est complété par le réseau Ubifrance (ou l'agence pour le développement international des entreprises), qui est présent dans 46 pays, et aussi les chambres de commerces et d'industries françaises à l'étranger présentes dans 74 pays, et enfin bien sûr les services économiques des ambassades de France à l'étranger.

Chacun de ces réseaux distribue des informations utiles au bon moment, et surtout au bon interlocuteur. On comprend donc que le concept d’intelligence économique inclut nécessairement la protection de l'information acquise ou générée, et celle du patrimoine matériel.  C'est notre deuxième cercle, la protection, donc on va comprendre l'utilité avec trois exemples d'attaques illégales, qui ont permis d'espionner, de voler ou de corrompre des données ou des systèmes d'information. Car le réseau Internet a rendu vulnérables les entreprises autant que les systèmes gouvernementaux. En 2009, l'université de Toronto révèle une vaste opération de cyberespionnage. Trois des quatre serveurs identifiés se trouvent dans des provinces chinoises, et le quatrieme localisé chez un hébergeur situé en Californie ; 1300 ordinateurs ont été contaminés, répartis dans près de 100 pays. Ce réseau appelé Ghostnet a particulièrement touché l'Asie du sud, mais aussi dans le reste du monde des ambassades, des organisations internationales, des médias, des ONG ainsi que plusieurs représentations diplomatiques du Dalaï-Lama. Autre exemple : au printemps 2011 la companie Sony, le géant japonais de l'électronique, a été la cible de 10 attaques informatiques majeures à travers ses réseaux en ligne, PlayStation Network et Sony Music Online. Les attaquants ont réussi à voler des millions de comptes utilisateurs. Et il est difficile d'identifier les auteurs et les mobiles des attaques, souvent  furtives et sans traces. Et parmi les suspects, on trouve les groupes de hackers activistes LulzSec [Lulz Security] ou Anonymous. Autre exemple, vous voyez ici la page du site de paiement en ligne PayPal [PayBack] piratée en 2010 par Anonymous en soutien au site Wikileaks.

Le besoin de protection couvre aussi le patrimoine immatériel, c'est-à-dire les idées, les concepts, les inventions. Voici la carte des principaux états qui déposent des brevets auprès de l'organisation mondiale de la propriété intellectuelle [OMPI]. Il faut savoir que le brevet est un dispositif de protection des innnovations techniques qui garantit un monopole d'exploitation àl'entreprise concernées pour une durée de vingt ans.
Voici les dix entreprises qui ont déposé le plus de demandes internationnales de brevets en 2009 [détails ici]. On trouve quatre japonaises [Panasonic, NEC, Toyota, Sharp], une chinoise [Huwei], une coréenne [LG], une américaine [Qualcomm] et trois entreprises européennes [Bosch, Philips, Ericsson]. Grâce aux brevets, ces sociétés peuvent être offensives commercialement et peuvent aussi contrôler ou bloquer les avancées des entreprises concurrentes. Donc renseignement, protection, voici maintenant le troisième cercle de notre concept d'intelligence économique, l'influence. La démarche, la tentative d'influence, peut prendre la forme d'actions de lobbying auprès des parlements nationaux ou auprès de la commission  européenne.
Par exemple lorsque la commission élabore une proposition  de directive, elle rassemble des informations, recueille les avis de différents groupes d'intérêt et de pression. Selon un rapport du parlement européen en 2007, il y a 3000 groupes d'intérêt au sein de l'union européenne, ce qui représente plus de 20000 lobbyistes issus d'entreprises, de cabinets spécialisés, de fédérations, de régions, alors qu'on ne compte que 15000 fonctionnaires européens. Alors un parfait exemple de lobbying européen concerne le dossier du chocolat. Après 1973 une guerre a opposé les états fondateurs de la CEE aux nouveaux pays entrants : le Royaume Uni, l'Irlande, le Danemark (1986), rejoints ensuite par le Portugal, la Suède et l'Autriche (1995) . Eh bien, ces derniers états revendiquaient en fait le droit d'ajouter aux mélange de base du chocolat c'est-à-dire cacao plus sucre, de la matière grasse autre que celle naturellement contenue dans le cacao, c'est-à-dire le beurre de cacao.
Et ils invoquaient pour cela leurs traditions chocolatières.  Au Royaume Uni c'est la confiserie de chocolat qui prévaut, alors qu'en France c'est avant tout la tablette de chocolat.  Eh bien c'est une dégustation à l'aveugle, organisée par un député travailliste britannique, qui a permis au parlement européeen de voter. La nouvelle directive autorise la production et la commercialistation de chocolat comportant d'autres matières grasses végétales que le seul cacao, car lors de cette dégustation à l'aveugle, persone n'avait vu, ou plutôt senti, la différence.

 Autre outil d'influence économique, l'action vers les enfants et les adolescents. Vous connaissez certainement Pikachu et Hello Kitty. Ces personnages, très connus, sont le symbole du succès mondial des mangas japonais. Dans le but de construire une image positive du pays dans le monde, et particulièrement dans le sud-est asiatique, les autorités japonaises utilisent avec brio la culture populaire, les jeux vidéos, la cuisine et bien sûr les mangas, qui sont devenus d'excellents ambassadeurs. Par exemple la série animée Pokemon rencontre sur la scène mondiale un succès phénoménal puisque depuis son lancement en 1996, 8000 types de produits dérivés ont été commercialisés hors Japon, dont les cartes de jeu qui se sont vendues à 14 milliards d'exemplaires, soit deux cartes par personne dans le monde. Au total l'exploitation commerciale des Pokemons aurait généré en 2005 un chiffre d'affaires de quelques 150 milliards d'euros, et derrières ces images enfantines se cache, bien sûr, une réalité économique. Le Japon est devenu avec les États-Unis le principal exportateur de produits culturels au monde. Et avec ces démarches conjuguées du secteur public et du secteur privé, le Japon a peu à peu renforcé son rayonnement culturel, modifié l'idée dominante selon laquelle l'archipel n'était qu'un animal économique, et estompé [ah, les estompes japonaises] le passé impérialiste de l'archipel.

Dernier exemple d'influence, les chaînes d'information internationales. Elles émettent en continu depuis les mondes occidentaux [CNN, FoxNews, TV5Monde, BBC Word News, France 24, DW-TV ou Deutsche Welle, RT ou Russia Today, ???],  les mondes arabes [Nile TV, Al Jazeera, Al Arabya News Channel], l'Asie [CCTV, NHK Word, Channel ?], l'Amérique du Sud [Telesur]. Sur l'actualité internationale, elles sont chargées de porter la voix, la vision du pays qui possède ces chaînes d'information. Les médias peuvent donc être un autre moyen d'influence dans le monde puisqu'ils permettent de diffuser une vision politique voire des valeurs. D'ailleurs a preuve, on constate que même le régime autoritaire iranien tient lui aussi à être vu et entendu avec sa chaîne internationale PressTV.

Alors que peut-on retenir de tout cela. Et bien d'abord il ne faut pas confondre "guerre économique" et "guerre pour des raisons économiques". L'un des objectifs prioritaires des états est d'augmenter les performances des économies nationales et ce, quel que soit le contexte des alliances politiques. La nouveauté de l'intelligence économique, c'est de mobiliser de façon volontaire, simultanée, et coordonnée toutes les ressources d'un pays. Je pense aux universités, aux centres d'excellence, aux chambres de commerce et et d'industrie, aux forces de gendarmerie et de renseignement, même aux associations. Et bien c'est la convergence des données, des décisions et des actions qui permet le management fonctionnel de l'information.

Alors sur ce dossier complexe, vous pouvez lire le livre de Daniel Rouach "la veille technologique et l'intelligence économique" dans la collection Que sais-je ? aux PUF, et vous retrouverez sur le site du dessous des cartes un très grand nombre de références de livres en langue francaise et en langue allemande.

Lien
Les cartes du DDC sur l'intelligence économique et les liens complémentaires autour du sujet.

Agenda
Dans les dernières mises à jour de l'Agenda, un petit-déjeuner : "Veille et intelligence économique" avec Jérôme Bondu le jeudi 10 novembre de 8h30 à 11h00 et une tentative d'intelligence scientifique avec la conférence l'Etudiant : "Communication : comment enseignants et chercheurs peuvent-ils contribuer à la notoriété de votre établissement ?" le jeudi 17 novembre de 9h30 à 16h30.

vendredi 8 juillet 2011

Mystère, influence et amazones

Information
L'influence serait l'une des mamelles de l'intelligence économique (sur la fameuse citation des mamelles de la France, voir Sully), à en croire les livres. Certes, l'ablation d'une des trois que constitueraient l'ensemble veille+sécurité+lobbying, dans certaines descriptions de l'intelligence économique, possède un aspect physiologique rassurant pour nous autres humains. Rappelons-nous cette séquence de Total Recall : "But Mary here, she's free" (voir le scénario) (attention contenu explicite) :






Et afin de limiter le risque d'accusation misgenre (misogyne ou misandre), cette séquence des Monty Python Flying Circus, "A man with three buttocks" :






La politique publique d'intelligence économique peut-elle, telle une amazone, se renforcer et mieux concourir à la guerre économique que les prophètes nous annoncent, en se tailladant ainsi ? La lettre Bercy IE restera-t'elle introuvable comme le site du HRIE, en cours depuis.... mais que la WayBackMachine nous fait revivre.

Lien
Car en effet, par hasard, je découvre Bercy IE, la lettre d'information de l'intelligence économique des ministères économique et financier (écrire à IE.Bercy ahah finances.gouv.fr pour vous abonner), qu'on pourrait s'attendre à trouver sur le site du Service de coordination à l’intelligence économique (http://www.ie.bercy.gouv.fr/). Mais non, elle est indexée par le site de l'Ordre des experts-comptables, aimablement brocardé dans Intelligence comptable et financière. Injustice réparée ce jour, avec cette lettre mensuelle, aux rubriques Science et technologies, Influence, Focus régional, Cahiers de la veille, International, agenda IE. Neuf numéros déjà, avec les 27 régions françaises, elle a encore de l'avenir.

  • Lettre Bercy IE 01 : octobre 2010, éditorial du coordinateur ministériel à l'intelligence économique, le mot du délégué interministériel à l'intelligence économique, focus Pays de Loire, focus sur la médaille d'or du CNRS
  • Lettre Bercy IE 02 : novembre 2010, éditorial du Secrétariat Général (auquel est rattaché le dispositif d'intelligence économique (IE) de Bercy), focus Rhône-Alpes, l'influence dans les organisations internationales de normalisation, la biologie de synthèse (Craig Venter), supplément veille sur la recherche d'information sur internet
  • Lettre Bercy IE 03 :décembre 2010, éditorial du ministre chargé de l"industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, focus Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Carbon-Valley et le graphène, la naissance du service européen d'action extérieure (SEAE)
  • Lettre Bercy IE 04 : janvier 2011, éditorial de la DIRECCTE (directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), focus Aquitaine, éviter les guerres de l'eau, nouvelle donne de la richesse mondiale, jurisconsulte, la veille une activité (trop) méconnue
  • Lettre Bercy IE 05 :  février 2011, éditorial du contrôle général économique et financier, focus Languedoc-Roussillon, progrès pour le brevet européen, la place de la recherche dans l'intelligence économique (Marie-Pierre van Hoecke), de nouveaux arrivants et un organigramme du SCIE
  • Lettre Bercy IE 06 : mars 2011, éditorial de la direction générale à la modernisation de l'état (DGME), focous Nord Pas-de-Calais
  • Lettre Bercy IE 07 : avril 2011, éditorial de la direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS), cf. technologies clés en 2015, focus Champagne-Ardenne, le photovoltaïque, l'intelligence économique comme stratégie à l'international, supplément sur la qualification des sources de veille, Adetef, la coopération technique institutionnelle
  • Lettre Bercy IE 08 : mai 2011, éditorial du conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET), focus Midi-Pyrénées, l'influence avec le centre George C. Marshall, la pénurie des métaux et le retour sur investissement (ROI) d'une démarche de veille
  • Lettre Bercy IE 09 : juin 2011, éditorial sur les professionnels de l'expertise comptable, un focus sur la région Poitou-Charentes, l'accès au crédit bancaire des TPE, IE et pays en développement, la nano-médecine.

Citation
L'Amazone passait. Sur le bord de la route. Un Centaure y pensait, des plus visiblement... Lors, l'Amazone, triste et qu'assaille le doute:  "Est-ce à moi qu'il en veut ou bien à ma jument ?".
[[Tristan Bernard, de son vrai nom Paul Bernard, 1866-1947, romancier et auteur dramatique français, célèbre pour ses mots d'esprit. Il aurait inventé le jeu des petits chevaux (ndlr : je le découvre comme vous).]]

Document
Le livre blanc de la veille (Regards croisés sur la veille, web, perspectives, emploi, tendances, avenir, témoignages)  est mis à disposition ici. Voir également les billets La veille a son livre blanc et tous les éminents contributeurs (Fabrice Fontaine, Marie Armand, Christophe Deschamps, Amal Belkamel, Séverine, Thibault Souchet, Patrick Cuénot, Fabrice Frossard, Gautier Barbe, Stéphanie Barthélémi, Bertrand Piechaczyc, Dorothée Créteur, Terry Zimmer, Frédéric Martinet, Olivier Mamavi, Philippe Boukozba, Klaire, Flavien Chantrel, Anne-Laure Raffestin, Sylvain Guéguen, Grégory Pouy, Antoine Dupin, Camille Alloing, Cyril Rimbaud, Franck La Pintak, Isabelle Guyot, Antoine Montoux).

eMedia
Forcément, la Restitution vidéo des états généraux de l'IE 2011 sur le portail de l'IE (et le lancement de sa version deux) :
17 ans après le rapport Martre et 7 ans après le lancement d’une politique publique d’intelligence économique (le rapport Carayon), les Etats Généraux de l’IE marquent une nouvelle étape dans le développement et la dynamique de l’intelligence économique en France.

Agenda
C'est loin mais la rentrée est proche (détails sur l'Agenda) :
Évènement : Rendez-vous Carnot, 4e édition "LE RENDEZ-VOUS DE LA R&D POUR LES ENTREPRISES"
Date : 12 et 13 octobre 2011 (2011/10/12-2011/10/13)
Lieu : France, Lyon, Double Mixte
Information : http://www.rdv-carnot.com/

lundi 11 avril 2011

Lobby one Kenobi


Lobby du Atlantis Hotel Dubai.
Information
Cet article est motivé par une émission de radio récente sur le lobbying, ce qui permettra de parler d'influence et d'empirisme.

Le lobbying et ses lobbyistes n'ont pas toujours bonne presse dans notre hexagone. La pratique possède, comme toute autre activité à enjeux, ses côtés clairs. Et alors que la presse faisait récemment écho au piège tendu par le Sunday Times à trois eurodéputés, l'on perçoit parfois les côtés obscurs de sa force. D'où le le jeu de mots assez faible du titre, mais d'autres l'ont déjà fait ailleurs ; concordance des temps, entre ce ailleurs et ce matin, la même ex-ministre de l'écologie causait dans le poste.

We could hire a lobbyist to lobby
for lobbying reform! (Walt Handelsman)
La naissance du terme de "lobby" est souvent associée au hall et aux couloirs de l’hôtel Willard à Washington DC, où le 18e président des États-Unis Ulysses S. Grant prenait quelque repos avec boisson et cigare, et où l'on pouvait obtenir son oreille. Un premier volet sur cette naissance peut se lire dans l'histoire des lobbies. 1. La naissance. Ce mythe est néanmois battu en brèche sur DC Mythbusting: “Lobbyist” Coined at Willard Hotel, lui attribuant une origine plus vieille de deux siècles.

Citation
[Il est sage] de ne pas admettre aveuglément les mystérieuses influences lointaines et de ne pas non plus les rejeter sous prétexte qu'elles seraient contraires à toute vraisemblance
et cette déclaration de chaque professionnel de chaque domaine pourrait faire sienne :
I hold every man a debtor to his profession; from the which as men of course do seek to receive countenance and profit, so ought they of duty to endeavor themselves, by way of amends, to be a help and ornament thereunto.
[[Francis Bacon (1561-1626), homme d'état et philosophe anglais, considéré comme un des pionniers de la pensée scientifique moderne, père de l'empirisme, in Sylva Sylvarum or a Natural Hystory (1623), à consulter sur Gallica, enfin de Maxims of the Law (preface)]]

Congress, lobbyists and voters (J. T. Pendergrast)
eMedia
L'émission On n’arrête pas l'éco sur France Inter était consacrée ce samedi au lobbying, avec l'un de ces représentants, Jacques Lafitte, fondateur du cabinet Avisa, consultant, représentant d'intérêts, ou lobbyiste selon les interlocuteurs, qui a connu les honneurs du Financial Times dans l'article Eurostars du 2009-06-03. Face à lui, l'eurodéputé Pascal Canfin lance Finance Watch. Le podcast est mis à disposition sur la page eMedia.

Liens
I don't actually do evil anymore
I lobby congressmen (Schwadron)
Le site IE-Lobbying.info se décrit comme le Portail collaboratif de l'intelligence économique et du lobbying en France et en Europe. S'il n'a pas été mis à jour depuis plusieurs mois, il donne accès à un certain nombre de ressources comme un dictionnaire de l'intelligence économique et du lobbying, "liste non-exhaustive des principaux concepts liés à l'intelligence économique et au lobbying classés de manière thématique". Il appelle (encore) à la participation des étudiants et professionnels. Une nouvelle mission collaborative 2.0 pour les "jeunes professionnel(le)s de l'IE" ?


Le blog  http://ie-lobbying.blogspot.com/ du même Pierre-Antoine Rousseau aspire à être un trait d'union entre les deux disciplines sœurs du lobbying et de l'intelligence économique.

Le lancement de ses sites avait été mentionné  il y a quatre ans par l’œil au carré (Wiki sur l’Intelligence Economique et le lobbying) et Vedocci (Lancement de IE-Lobbying.info). Donc rien de nouveau sous le soleil. Cela s'appelle une révolution.