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dimanche 26 janvier 2014

Ingérences économiques : fictions réalistes

Information
Lors de la rédaction du guide de l'intelligence économique pour la recherche, nous avons envisagé de chapitrer chaque session par un exemple "fictif" mais inspiré d'une réalité vécue. Histoire de motiver les réponses proposées dans le reste de la section. Histoire de frapper les esprits formatés pauvre-point qui ne lisent que les trois premières puces, et au maximum trois mots par puces.

L'une de ces histoires est la suivante : une réunion d'une vingtaine de personnes, si mes souvenirs sont bons. Sur la table, à chaque place, une petite bouteille d'eau minérale et une clé USB. Les organiseurs avaient volontairement craqué l'opuscule scellant le bouchon des bouteilles d'eau. Résultant : aucun des participants n'a bu l'eau de cette bouteille "non certifiée intègre". En revanche, plus de la moitié des participants avaient dans le même temps branché la clé USB inconnue sur leur ordinateur.

On voit ici que l'animal humain garde toujours ses réflexes primaires de survie concernant la nourriture ou la boisson. Mais la bonne hygiène informatique n'est pas encore entrée dans les mœurs, même pour les personnes un peu renseignées. Il s'écoulera du temps avant que la sécurité informatique entre dans la sélection génétique de l'espèce humaine. Aujourd'hui, des aides pour les gens pressés : diffusion des transparents "support" du guide de l'intelligence économique pour la recherche, en version courte (13 planches) et longue (27 planches), articulés autour de la notion de pipe-line de l'innovation. Et liens vers les Flash ingérence économique, brochures de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur), qui relate un acte offensif dont une entreprise française à fait l'objet, pour aider à la diffusion d'une culture de sécurité dans l'entreprise.

Document




Liens
Flash n°7, 12-2013 : Alerte aux escroqueries "SEPA" (l'harmonisation des moyens de paiement dans l’Union européenne génère des modifications informatiques au sein des entreprises françaises propices à la réalisation d'escroqueries)
   
Agenda
Lundi 10 février 2014 de 18h00 à 20h00 – Lundi de l’Intelligence économique. « La gestion de la sécurité économique des entreprises, d’amont en aval », par le Medef Hauts-de-Seine au MEDEF IDF – Salle Pradeau (niveau -1), 10 rue du Débarcadère, 75017 Paris (Porte Maillot).
Intervention de Madame Claude REVEL, Déléguée interministérielle à l’intelligence économique 
La sécurité des entreprises est vitale pour leur compétitivité et leur prospérité. Cette question requiert un management et une vigilance spécifiques.
Pour ce faire il convient :
  • en amont, d’intégrer dans sa stratégie la question des normes ; qu’elles touchent aux systèmes informatiques, ou qu’elles soient comptables et juridiques, voire liées au secret des affaires.
  • pour parvenir, en aval, à mettre en œuvre des normes comportementales ainsi que des règles quotidiennes de sécurité de l’établissement.
L’intervenante mettra en lumière les enjeux majeurs liés à ces questions tout en abordant leur gestion du point de vue des ressources humaines et en matière de sécurité économique.
Citation
Twitter c'est super pour se faire des nouveaux copains comme la prison ou les asiles psychiatriques [anonyme, sur des réseaux sociaux]
eMedia
France 24 - Intelligence économique : NSA : une arme d'espionnage économique massif avec Nicolas Arpagian, ou l'information comme une drogue forte.
Trop, c’est trop ! L’espionnage de la NSA américaine sur les fleurons de l’économie brésilienne, comme Petrobras, a déclenché une vague d’indignation contre le puissant voisin du Nord. Le journal de l’intelligence économique se demande jusqu’où Washington est prêt à aller pour défendre ses intérêts commerciaux.

samedi 2 février 2013

Sécurité informatique : hygiène de l'ANSSIsien

[Où l'on peut télécharger directement le guide d'hygiène informatique de l'ANSSI, sans subir au passage les élucubrations d'un vieux digital immigrant sur les méfaits de la mal-computance (copyright PF)]

Information
Dans le domaine de l'informatique, des systèmes d'information et de la (cyber)sécurité afférente, il y a les spécialistes, les geeks, les h4k3rz, les RSSI. 

Il y a aussi les utilisateurs du quotidien. Ceux qui n'agiraient dans le DOS de personne, qui pensent que bourne shell désigne la suite (sequel) d'une série de films à succès, où une  pompe à essence  perd la mémoire, que VAX est un marque d'aspirateurs. C'est-à-dire une grande majorité, qui est peut-être plus sujette, par quotité et par facilité, aux erreurs d'usage, aux pièges de sécurité (virus, phishing, spams, scams, malwares, hacking) qui fleurissent. 

Car l'informatique, comme les antibiotiques, ce n'est pas automatique, c'est une technologie trop récente pour qu'une société de primates, même sapiens sapiens, puisse l'assimiler en si peu de temps (lire à ce sujet le Singe  nu, de Desmond Morris, pour un regard d'éthologue sur l'humain, qui relativise notre éphémère pseudo-supériorité sur le genre animal, et également le Zoo humain). Et une technologie omniprésente, suffisamment invasive, avec des raisons (in)discutables de réactivité et de productivité, pour ne pas négliger de faire un effort considérable (au niveau personnel comme au niveau du groupe) visant à mieux en intégrer les codes et en partager les bonnes pratiques. Pour s'approprier un outil, qui je le crains, génère parfois une réelle déperdition d'efficacité, souvent invisible.

Contrairement à ce qu'on croit souvent, cela requiert une solide formation, et surtout une formation continue (même et surtout pour les jeunes générations, natifs numériques, ou digital natives, qui sont nés à l'ère de l'informatique, et dont la supposée "compétence innée" est largement un mythe, il s'agit plutôt d'immersion culturelle naturelle). Nous sommes tous, nous restons tous, des prénumériques (article de InternetActu, excellente revue des usages et prospectives autour des cultures numériques).

Du moins tant que le monde n'aura pas basculé dans Second Life (ou alors cela a déjà eu lieu et personne ne m'a prévenu, cf. Simulacron Three de Daniel Galouye, qui a donné deux versions filmées, "Passé virtuel (Thirteen floor)" de  Josef Rusnak et Le monde sur le fil (Welt am Draht) de Rainer Fassbinder).
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[Arrive maintenant une anecdote historique, véridique et rébarbative de vieux migrant numérique ou digital immigrant] Je me rappelle avec émotion du premier fichier que j'ai téléchargé à l'automne 1993. Une intégrale des paroles et des accords d'Iron Maiden, au format texte ascii. Sur un serveur en Finlande (funet.fi) ; ce pays n'ayant pas l'héritage Minitelien d'autres vieux pays, leurs universités s'étaient fondues plus vite dans la révolution de l'Internet. Je ne me souviens plus exactement de la taille du fichier, un peu moins de 10 méga-octets. Suite aux interruptions, et surtout au débit de données sur serveur ftp de l'époque, il m'avait fallu deux nuits de suite pour récupérer le fichier (au final, une heure par méga-octet en moyenne). Une fois téléchargé, j'ai voulu le mettre sur une disquette (les rigides, dites trois-pouces-un-quart, 3"25), d'une capacité de 1,44 méga-octets. Et voila, un coup de zip, et un fichier de... 1.53 méga-octets. Trop volumineux pour une disquette. De là est née une vocation de recherche en compression de données, mais là n'est pas la question. 

Vingt ans plus tard, et quinze ans après l'explosion des formats de données comprimées (je date le démarrage grand public de 1998-1999), l'utilisateur de multimédia moyen se demande quand il pourra encoder en temps réel un Blu-Ray (format déjà mort, soit dit en passant) pour le lire sur son smartphone. Ah non, me dit-on dans la salle, "tu es has been mon vieux, problème résolu !" (l'usage du terme has been est d'ailleurs révélateur du has been).

La compression est de tous les flux, dans le .mp3, le jpeg, le .avi. Pourtant, les concepts qui sous-tendent la compression de fichiers sont en général mal connus. En quinze mots, la technologie a évolué très vite, mais pas la connaissance l'accompagnant. Et cette méconnaissance influe sur les risques informatiques, de la perte ou la corruption d'archives comprimées (le .zip qui ne s'ouvre plus) au virus malin caché dans la pièce jointe comprimée que l'innocent va double-cliquer (Infectable objects), en passant par les dangers pour les oreilles soumises au mp3,sans oublier le piratage (j'aime bien la construction "de ... à ..., en passant par ..., sans oublier ..." qui laisse croire qu'on a réfléchi au sujet). Bref, tout ceci semble assez anodin en terme de "sécurité".

Mais cela s'étend par exemple à la vidéo surveillance, sous deux formes. Il s'agit ici de témoignages du quotidien de représentants des forces de l'ordre (gendarmes, policiers), formés aux techniques de traitement d'image et travaillant dans des services de reconnaissance et d'identification de suspects.
  1. les caméras de surveillance stockent en général les vidéos sous forme comprimée (ce qui permet ). Et posées par des professionnels peu compétents, avec des utilisateurs n'y comprenant goutte, les réglages sont parfois médiocres, avec un format de compression, un rafraichissement d'image ou une qualité si faible que la vidéo d'une effraction est parfois inexploitable. Donc juste au moment où la surveillance vidéo, à partir d'un matériel acheté en toute confiance, pourrait servir, plouf. 
  2.  pire encore : sur des vidéos servant à identifier des véhicules (garages, parkings, péages), et notamment la plaque d'immatriculation, les chiffres minéralogiques peuvent sembler différents d'une image à l'autre avec que le véhicule s'avance. Difficile d'en obtenir une preuve probante devant un juge. Or ce n'est pas étonnant : quand on comprime une vidéo (je vais simplifier un peu), une image (sur 10, sur 20 par exemple) est codée comme une image jpeg standard (déjà, faut savoir ce que c'est), et les autres images sont composées : a) de ce qui n'a pas bougé par rapport à l'image jpeg à l'autre b) des patchworks de morceaux d'images des trucs qui ont bougé mais se ressemblent c) de trucs un peu aléatoires pour avoir un rendu plausible compensant les effects de mouvements. Si bien qu'en théorie, d'une image à l'autre, le chiffre 8 apparent à droite peut venir d'un chiffre 3 à gauche, pour peu que la voiture ait bougé.
Pendant que nos pauvres pandores (de Pandur, en Hongrie) et poulets (origine de pseudo policier) peinent à photoshoper un pixel un peu pâle, qui serait retoqué au tribunal (on n'est pas chez NCIS), la vidéo fait bien piètre figure de preuve. Dans les deux cas, une petite compréhension des principes de la compression, un peu plus généralisée aux poseurs de caméras et aux personnes en sentiment d'insécurité, permettrait de faciliter le travail de ceux qui doivent assurer cette sécurité ou retrouver des suspects.

Si je résume : la compression de données (son, image, vidéo) est devenue omniprésente en une quinzaine d'années, mais faute d'appropriation technique, peut créer des failles de sécurité ou informationnelles dans notre quotidien.

Si nous nous disions que nombre de nos gestes informatiques quotidiens (mettre une clé usb étrangère sur son ordinateur de travail, installer Google Desktop, laisser Java activé dans notre navigateur internet) sont des risques en puissance, et qu'y réfléchir un peu de temps en temps pourrait limiter les risques informatiques au quotidien ?

Et voila, on y arrive enfin : pour une bonne hygiène en sécurité informatique, l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, page wiki) a diffusé un guide d'hygiène informatique professionnelle, avec au programme treize chapitres et quarante règles. 
  1. Connaître le système d’information et ses utilisateurs
    1. disposer d’une cartographie précise de l’installation informatique et la maintenir à jour
    2. disposer d’un inventaire exhaustif des comptes privilégiés et le maintenir à jour
    3. rédiger et appliquer des procédures d’arrivée et de départ des utilisateurs (personnel, stagiaires...)
  2. Maitriser le réseau
    1. limiter le nombre d’accès internet de l’entreprise au strict nécessaire
    2. interdire la connexion d’équipements personnels au système d’information de l’organisme
  3. Mettre à niveau les logiciels
    1. connaître les modalités de mises à jour de l’ensemble des composants logiciels utilisés et se tenir informé des vulnérabilités de ces composants et des mises à jour nécessaires
    2. définir une politique de mise à jour et l’appliquer strictement
  4. Authentifier l’utilisateur
    1. identifier nommément chaque personne ayant accès au système
    2. définir des règles de choix et de dimensionnement des mots de passe
    3. mettre en place des moyens techniques permettant de faire respecter les règles relatives à l’authentification
    4. ne pas conserver les mots de passe en clair dans des fichiers sur les systèmes informatiques
    5. renouveler systématiquement les éléments d’authentification par défaut (mots de passe, certificats) sur les équipements (commutateurs réseau, routeurs, serveurs, imprimantes)
    6. privilégier lorsque c’est possible une authentification forte par carte à puce
  5. Sécuriser les équipements terminaux
    1. mettre en place un niveau de sécurité homogène sur l’ensemble du parc informatique
    2. interdire techniquement la connexion des supports amovibles sauf si cela est strictement nécessaire ; désactiver l’exécution des autoruns depuis de tels supports
    3. utiliser un outil de gestion de parc informatique permettant de déployer des politiques de sécurité et les mises à jour sur les équipements
    4. gérer les terminaux nomades selon une politique de sécurité au moins aussi stricte que celle des postes fixes
    5. interdire dans tous les cas où cela est possible les connexions à distance sur les postes clients
    6. chiffrer les données sensibles, en particulier sur les postes nomades et les supports potentiellement perdables
  6. Sécuriser l’intérieur du réseau
    1. auditer ou faire auditer fréquemment la confi guration de l’annuaire central (Active Directory en environnement Windows ou annuaire LDAP par exemple)
    2. mettre en place des réseaux cloisonnés. Pour les postes ou les serveurs contenant des informations importantes pour la vie de l’entreprise, créer un sous-réseau protégé par une passerelle d’interconnexion spécifique
    3. éviter l’usage d’infrastructures sans fil (Wifi). Si l’usage de ces technologies ne peut être évité, cloisonner le réseau d’accès Wifi du reste du système d’information
    4. tiliser systématiquement des applications et des protocoles sécurisés
  7. Protéger le réseau interne de l’Internet
    1. sécuriser les passerelles d’interconnexion avec internet
    2. vérifier qu’aucun équipement du réseau ne comporte d’interface d’administration accessible depuis l’internet
  8. Surveiller les systèmes
    1. définir concrètement les objectifs de la supervision des systèmes et des réseaux
    2. définir les modalités d’analyse des évènements journalisés
  9. Sécuriser l’administration du réseau
    1. interdire tout accès à Internet depuis les comptes d’administration
    2. utiliser un réseau dédié à l’administration des équipements ou au moins un réseau logiquement séparé du réseau des utilisateurs
    3. ne pas donner aux utilisateurs de privilèges d’administration. Ne faire aucune exception
    4. n’autoriser l’accès à distance au réseau d’entreprise, y compris pour l’administration du réseau, que depuis des postes de l’entreprise qui mettent en oeuvre des mécanismes d’authentification forte et protégeant l’intégrité et la confidentialité des échanges à l’aide de moyens robustes
  10. Contrôler l’accès aux locaux et la sécurité physique
    1. utiliser impérativement des mécanismes robustes de contrôle d’accès aux locaux
    2. protéger rigoureusement les clés permettant l’accès aux locaux et les codes d’alarme
    3. ne pas laisser de prises d’accès au réseau interne accessibles dans les endroits ouverts au public
    4. définir les règles d’utilisation des imprimantes et des photocopieuses
  11. Organiser la réaction en cas d’incident
    1. disposer d’un plan de reprise et de continuité d’activité informatique, même sommaire, tenu régulièrement à jour décrivant comment sauvegarder les données essentielles de l’entreprise
    2. mettre en place une chaîne d’alerte et de réaction connue de tous les intervenants
    3. ne jamais se contenter de traiter l’infection d’une machine sans tenter de savoir comment le code malveillant a pu s’installer sur la machine, s’il a pu se propager ailleurs dans le réseau et quelles informations ont été manipulées
  12. Sensibiliser
    1. sensibiliser les utilisateurs aux règles d’hygiène informatique élémentaires
  13. Faire auditer la sécurit
    1. faire réaliser des audits de sécurité périodiques (au minimum tous les ans). Chaque audit doit être associé à un plan d’action dont la mise en oeuvre est suivie au plus haut niveau
Certaines des règles sont de bon sens, certes, mais le bon sens, surtout en informatique, ça s'entretient, ça se cultive, ça se partage. Telle est, également, l'hygiène de ANSSIsien. Ce guide a donc été ajouté à la liste des documents et guides de l'intelligence économique. Et hop. Et pour le même prix, le guide de la cybersécurité des systèmes industriels, "pour accompagner tous les acteurs du monde industriel dans la prise en compte des enjeux liés à la cybersécurité. Il propose une méthodologie simple et adaptée, illustrée par des situations réelles" (cas pratiques).Pour un avis plus critique, Hacker's Republic publie le billet : L’ANSSI et l’hygiène informatique : un nouveau guide.

Documents
Jacques-François Marchandise, 2009, InternetActu, les Prénumériques

   
   

dimanche 7 octobre 2012

Pour une bonne hygiène en sécurité informatique

Information [contient une fiction réaliste]
Hormis pour les personnes vivant dans la rue, des gens sans ressources et peut-être à la marge du mouvement des freegans (ou dumpster divers, en français gratuivores ou déchétariens, communautés consommant de la nourriture jetée, hors DLC ou DLUO), c'est d'ailleurs le sujet du jour de On ne parle pas la bouche pleine !, Les nourritures des restes, avec Tristram Stuart), peu de gens s'autorisent à boire dans une canette entamée trouvée dans la rue.
Dans l'espace de travail, faites une réunion et mettez sur les tables des petites bouteilles d'eau individuelles débouchées. Vous vous exposez à un gaspillage, le plip et le clic des opercules de sécurité ou des bouchons thermo-soudés étant un gage reconnu (certes discutable) d’innocuité.

Récemment, pour un audit requis par une entreprise bien cotée à la Défense, un service gouvernemental s'était donné pour mission de prendre le contrôle en 24 heures de son réseau. Il aurait fallu deux heures, par une méthode (parmi d'autres mise en œuvre) assez basique : semer une vingtaine de clés USB perdues à l'extérieur sur le parvis. Parmi la poignée de bonnes âmes voulant rendre la clé à son utilisateur, un logiciel malin et une paire de mots de passe faibles plus loin, à 10h30, l'affaire était dans le sac. A l'autre bout du spectre, l'affaire du virus Stuxnet : The dangers of USB drives: Don't Stick It In. Le primate civil, chasseur-cueilleur depuis des millénaires, a intégré quelques réflexes de survie et d'hygiène potable et alimentaire. L'homo informaticus simplex est encore une espèce fragile, mal-computante, exposée au péril microbien numérique. L'organisme qui l'héberge (université, centre de recherche, entreprise) se doit donc d'en être conscient, et d'agir. Un boulot pour les RSSI. Et l'ANSSI a produit un document en ce sens.


Citation
En sécurité informatique, au moins 90 % des risques surviennent entre la chaise et le clavier (sagesse populaire, cf. PEBCAK)

Document
L'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, page wiki), dite "agence de cybersécurité" pour plus de glamour, vient de mettre en ligne :
de 40 règles de sécurité simples pour les entreprises, avec un planning de réalisation (échéance, état de réalisation). Point intérêt, une fois n'est pas coutume : le document est ouvert, vous avez jusqu'au 15 novembre 2012 pour envoyer vos suggestions à "communication [at] ssi.gouv.fr".

Liens
Comment améliorer la sécurité des clés USB en entreprise : http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/high-tech-medias/informatiques/221143439/comment-ameliorer-securite-cles-usb-ent
L’Agence de cybersécurité publie un guide d’hygiène d’informatique : http://www.zdnet.fr/actualites/l-agence-de-cybersecurite-publie-un-guide-d-hygiene-d-informatique-39783217.htm
Cybersécurité : Guide d'hygiène informatique dans les entreprises (ANSSI) : http://www.theatrum-belli.com/archive/2012/10/04/cybersecurite-guide-d-hygiene-informatique-dans-les-entrepri.html

Clés USB : pratiques mais risquées (Sécurité de l'information n°11, mars 2011) : http://www.dgdr.cnrs.fr/fsd/securite-systemes/revues-pdf/Si11.pdf
CNRS-RSSIC : Les règles élementaires de sécurité, le poste de travail, version 11 mai 2012 :
https://aresu.dsi.cnrs.fr/IMG/pdf/CNRS_-_Regles_elementaires_SSI_-_Poste_de_travail.pdf

Agenda
Un évènement passé : les Assises de la sécurité 2012, c'était hier, avec notamment les réponses sécuritaires aux défis du BYOD (Bring Your Own Device, ou les risques de l'informatique nomade personnelle quand elle pénètre l'entreprise).